Le blog du Port Ariane

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La gestion de l'eau de la source du Lez à Montpellier.


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La source du Lez au début du XXième siècle.



La "source" de l'article:
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(Magazine en ligne)


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La source du Lez surement dans les années 80.

La source, début juillet 2010, la bassin était vide...

La présence d'algue séchées laisse penser que le bassin était remplis il y a peu.


Rappel des prélèvements d'eau à la source du Lez dans l'histoire:
Afin de garder un étiage minimum dans le Lez (et éviter "un pissoulet au droit de l'Hôtel de Région" G. Frêche), la station est obligé de rendre au Lez 160l par seconde. (Par décret de 1931)


Vue du début véritable du Lez


Plus en aval, à coté du zoo de Montpellier, au niveau de la Valette, c'est de l'eau du Bas Rhône qui est rajouté au "fleuve", en général 500 l par seconde mais ce débit peu aller jusqu'à 1m3 l'été.
Vues de la Valette:





Vue du Lez "sauvage" au niveau de Prades le Lez... on s'y baigne!


De la source du Lez (Prades le Lez) au Port Ariane: environ 20 km de "fleuve"...
De Port Ariane à la mer à Palavas: 8km.

Le Lez exposé en données :
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Article actualisé le 19/07/10
AUFRAIS : À Saint-Clément-de- Rivière, à la résurgence de la nappe qui alimente Montpellier

C'est par l'ancienne route des Matelles que l'on arrive à un lieu presque anonyme. Une petite esplanade en terre, que protègent du soleil et de la chaleur des rangées de platanes d'une hauteur presque infinie... Pour l'oeil. En remontant la route de quelques mètres, une clôture et un portail fermé rappellent ce que tout visiteur non informé ne peut deviner : nous sommes devant la source du Lez. C'est là, derrière un tapis de verdure et sous une paroi rocheuse anonyme, qu'est captée la source qui alimente, depuis 1983, en eau potable Montpellier et quelques communes du nord de l'agglomération, dont Prades-le-Lez.

Tout ceci pour dire que si l'on revient à notre esplanade ombragée, on pourra jouir des effets fort agréables de la fraîcheur de cette eau qui jaillit de sous la terre et qui donne naissance à ce qui devient, à partir de là, le Lez, un petit fleuve côtier, qui grossira au fur et à mesure que les deux principaux affluents, le Lirou et la Lironde, le rejoignent, plus en aval, pour y apporter leur part d'eau. Même si l'on peut légitimement regretter que le lieu ne soit pas mieux entretenu ni mieux valorisé, les berges qui balisent les premiers mètres du Lez constituent un lieu propice à une journée dépaysante. Loin de l'agitation du littoral et de celle de la grande cité toute proche. Sur la droite, lorsque l'on arrive sur le site, sous deux gros moteurs qui ne manquent pas de rappeler leur bruyante activité incessante, un petit ruisseau véhicule une eau très fraîche, qui semble éjectée des entrailles des machines dont on imagine qu'elles ont pour mission un premier traitement de l'eau puisée dans les siphons de la source. Il suffit de tremper quelques orteils pour ressentir cette agréable et délicieuse sensation de rafraîchissement. « Savez-vous que la source du Lez est la septième de France par son débit ? » , demande, faussement naïf, Alphonse Cacciaguerra, le maire de Saint-Clément-de-Rivière. Le sujet ne lui tient pas seulement à coeur parce que la source se trouve dans sa commune.

Il rappelle qu'avant d'étancher la soif des Montpelliérains, c'était une autre source, elle aussi jaillissant de sa commune, qui abreuvait les foyers montpelliérains. Celle de Saint-Clément, dont l'unique (mais imposant) vestige se trouve être l'aqueduc de Saint-Clément, qui arrive au château d'eau du Peyrou et qui donne au quartier des Arceaux son cachet singulier.

Derrière un simple moment de détente autour de la source du Lez, c'est tout un pan de l'histoire montpelliéraine qui jaillit du passé. Mais bon, nous sommes en juillet, en 2010 et le plus important à ce moment-là, c'est de céder à la tentation qu'offre la perspective de faire une petite trempette dans l'eau fraîche du Lez.


Karim MAOUDJ
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Article actualisé le 09/08/10

Remonter l’histoire du Lez, c’est faire revivre la vie locale

Le Lez est un miroir qui reflète la vie de la cité. A l’heure où la question se pose de savoir si sa source sera suffisante pour alimenter une population sans cesse croissante, où il est envisagé de puiser encore plus profond, remonter le cours de l’histoire du fleuve, c’est aussi faire revivre la ville.

Ce n’est pas sans raison si trois burelles ondées d’argent à la pointe du blason de la ville symbolisent les eaux du cours d’eau. Sextantio, Substantion, Castelnau, l’agglomération soudée au Lez a toujours su tirer partie du fleuve et ce dernier lui a rendu de grands services. Victime d’une monoculture qui a connu bien des difficultés au cours des différentes époques, l’ancienne cité a su développer une intense activité industrielle en bordure du Lez.

 Dans la partie castelnauvienne de la rivière, plus d’une dizaine de barrages ont été mis en place pour retenir les eaux afin de faire tourner meules et machines. Une série de moulins a vu le jour : Gasconnet, La Valette, Naviteau, Martinet, Monplaisir, la Poudrière. Une industrie nouvelle a procuré à la population une main d’œuvre appréciée pendant les époques de crise viticole, notamment entre les deux dernières guerres. Broyant de tout dans leur rencontre, les meules ne s’arrêtaient de tourner qu’en période de basses eaux, quand la sécheresse sévissait. Un phénomène aggravé par les prises d’eau successives par la ville de Montpellier à la source même du Lez.

Moulins à moudre, à presser, à laver, à fouler, moulins à poudre, certains ont subsisté jusqu’à la fin du siècle dernier. A l’époque, une vie active s’échelonnait le long du fleuve dans une belle enfilade de moulins drapiers, bladiers, à huile, manufacture de coton, blanchissage de toile, scieries de pierres, filature de laine, papeterie…. Au Moyen-âge les barques remontaient le cours du fleuve (au moins jusqu’à Sextantio selon les historiens), devenues rarissimes au fil du temps et du manque d’eau, jusqu’à disparaître totalement.

 Les notables de Montpellier, premiers habitants de Castelnau le Lez, ne se sont pas trompés en construisant leur mazet au pied du roc de Substantion, dernier piton avant la plaine. Vie riche et bien remplie, le Lez a procuré bien des plaisirs aux habitants avec ses nombreux cafés et restaurants en bordure où l’on pouvait se restaurer et danser, nager dans ses trous de baignades, se promener en barque sous la fraîcheur des arbres.

Image de troupeaux de moutons paissant paisiblement sur ses rives, lavandières agenouillées battant le linge, toits émergeants d’un balcon de verdure, autant de tableaux immortalisés dans un grand nombre de photos ou de toiles de peintres, inspirant tout particulièrement le pinceau de Bazille.



08/07/2010
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