Le blog du Port Ariane

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Chancre coloré et Canal du Midi, où en sont les VNF?

 

Source de l'article: (voir ICI)

 

 

Canal du Midi : 7 M€ pour abattre et replanter les platanes

ANTOINE CARRIÉ
05/02/2013, 09 h 59 | Mis à jour le 05/02/2013, 15 h 29

 

De nouvelles espèces vont peupler les berges du canal. (N.A.-V.)

 

Fin janvier, la cérémonie des vœux des Voies navigables de France (VNF) a permis de confirmer que le programme de restauration des plantations du canal du Midi ne souffrirait pas de la rigueur budgétaire.

Après les 2,5 M€ investis l’an passé, traduits par l’abattage de 1 668 arbres touchés par le chancre coloré et la replantation de 68 sujets, c’est une somme de 7 M€ que VNF consacrera cette année à l’opération. Une enveloppe dont 90 % seront consacrés aux abattages et replantation, le restant passant dans diverses études.

Pour Jacques Noisette, en charge de la communication de VNF-Sud Ouest, la hausse du montant consacré est une "preuve de l’attention portée au sujet, mais aussi la simple traduction du nombre d’arbres à abattre".

 

Car au fil des ans, le chancre ne cesse de s’étendre, avec une croissance exponentielle des foyers de cette maladie dont les premiers foyers ont été découverts en 2006 sur le canal.

Si les prochaines semaines doivent permettre de fixer le calendrier des abattages et les secteurs consacrés par les replantations, c’est en se fiant à son nouveau “cahier de références pour une approche patrimoniale et paysagère des plantations du canal du Midi” que VNF devra procéder. Validé fin septembre 2012 par la commission supérieure des sites, perspectives et paysages, le document tient lieu de véritable cahier des charges pour les essences, les intervalles de plantation et les alignements.

 

Plantations : orme résistant et peuplier blanc, pin parasol ou pin d'Alep

On connaît déjà les essences projetées sur différentes sections, avec l’orme résistant, entre Castelnaudary et Carcassonne, le peuplier blanc, entre Trèbes et Narbonne, le pin parasol, sur le canal de jonction, ou encore le pin d’Alep, sur le canal de la Robine.

Le long de l’ouvrage, de Naurouze à Sainte-Lucie, une partie du linéaire sera également plantée en essence “jalon”, choisie après une période d’expérimentation et la vérification de la capacité d’acclimatation parmi sept essences candidates (copalme d’Orient, chêne à feuilles de châtaignier, chêne des Canaries, pacanier, caryer à feuille cordée, platane résistant, tilleul argenté).

Quel financement possible pour la partie relevant de l’Etat ?

Autant d’étapes à satisfaire, alors que la question du financement global d’un chantier évalué à 200 M€ sur 20 ans reste encore à résoudre.

Interrogé au Sénat par l’élu audois Roland Courteau sur les pistes de financement possibles pour la partie relevant de l’Etat, le ministre chargé des transports n’a guère fait dans la précision, répondant que "toutes les pistes possibles sont à l’étude" : surpéages pour la navigation, taxe de séjour payée par les navigants, ou éligibilité du canal au dispositif de compensation carbone sont autant d’hypothèses.

Un flou entretenu alors qu’un cabinet d’études spécialisé dans le mécénat doit rendre à VNF ses conclusions d’ici fin mars. Et ainsi définir les parties du projet de replantation "qui pourraient être proposées au mécénat privé", mais aussi d’établir "les contreparties d’image apportées aux mécènes". Un sujet sensible qui, précise VNF, sera soumis à approbation de la commission des sites pour l’implantation de tout "objet visible" sur l’ouvrage classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Tout aussi sensible, une autre question pourrait bien susciter de nouvelles crispations. Lors de ses vœux, le directeur de VNF, Marc Papinutti, a ainsi rappelé que "les discussions sont engagées avec les collectivités locales concernées pour mettre en place les conventions de financement de ce projet patrimonial".




06/02/2013
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